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ASSOCIATION LES AMIS DU LIVRE

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Madeleine Tchicaya honorée par Les Amis du livre

 

A 88 ans, Madeleine Tchicaya, première femme énarque de Côte d’Ivoire, major de la promotion 1965, vit une retraite paisible à Oumé, sa ville d’origine. La Côte d’Ivoire semble avoir oublié cette femme au parcourt exceptionnel. Et pourtant, elle a encore beaucoup de valeurs à partager. Combien sont les jeunes d’aujourd’hui à  connaitre Madeleine Tchicaya et à s’inspirer de son modèle ? Cette trajectoire singulière est consignée depuis avril 2017  dans un livre de Serge Grah intitulé « Madeleine Tchicaya en questions, une femme de valeurs, un modèle pour toutes les générations ». Pour vulgariser les valeurs qu’incarne cette grande dame, l’Association Les Amis du Livre ont décidé dernièrement de rebaptisé le Prix littéraire qu’elle organise depuis 6 ans au nom de cette icône. Ainsi, est-il désormais dénommé Concours Littéraire Madeleine Tchicaya.

« Pour que la Côte d’Ivoire se souvienne de vous »

En se rendant à Oumé ce samedi 2 décembre 2017 l’objectif  de l’Association les Amis du Livre était de présenter officiellement le concours littéraire à Madeleine Tchicaya. Concours qui s’ouvre cette année à l’international avec l’entrée en compétition de certains collèges et lycées du Mali, du Sénégal, du Togo. Et ce, sous le thème de « Les alliances interethniques, facteur de cohésion sociale ». Un honneur mérité pour cette « dame de fer » qui a su marquer son époque et s’imposer par la qualité de son intelligence. « Vous êtes un modèle qui doit inspirer les nouvelles générations. Et avec toutce que vous avez accompli, il est important que la Côte d’Ivoire se souvienne de vous », a déclaré Serge Grah devant une Madeleine Tchicaya émue, entourée de sa famille (petit frère, filles, petits-enfants, amie)  et face à un public d’élèves et d’enseignants rassemblé pour l’occasion. Mamadou Camara, préfet à la retraite, ancien sous-préfet d’Oumé, aujourd’hui Secrétaire général de la Chambre national des rois et  chefs traditionnels a fait spécialement le déplacement de Yamoussoukro pour être au côté de son « amie Madeleine » pour cette cérémonie d’hommage. « Elle m’a beaucoup aidé lorsque j’étais sous-préfet ici (à Oumé, ndlr). C’est une femme que toute la nation devrait célébrer… C’est pourquoi je vous dis merci pour cette initiative d’associer son image à une telle activité d’envergure internationale », a déclaré l’ancien  préfet de Kong.

Malgré le poids des années, Madeleine Tchicaya reste attachée à ses convictions. Respirant la  santé quoique marquée par l’âge avancé, et visiblement heureuse de sa nouvelle vie, Madeleine Tchicaya a conservé le verbe haut et ses valeurs intactes. « Dans deux ans je vais avoir 90 ans… Mais je vais dire deux choses. D’abord remercier Serge Grah pour ce qu’il fait pour moi… Je suis heureuse qu’il existe un concours  littéraire Madeleine Tchicaya. Même mes parents ne l’auraient pas fait pour moi. Etvous qui avez adhéré à cette association, soyez-en remerciés. Je pense n’avoir rien fait d’extraordinaire. En fait, je l’ai toujours dit, et je le répéterai jusqu’à ce que j’ai les pieds dans la tombe : il faut que les femmes osent dans leur vie, c’est tout ! Je le répète aux femmes qui sont là : il faut oser ! C’est ce que j’ai fait à une époque. J’étais au milieu des garçons qui se moquaient gentiment de moi. Mais pour ça, je n’ai pas pris de pancarte pour défiler avec des slogans. J’ai travaillé, j’ai cru à mon travail… » a témoigné Mme Tchicaya.

Pour la suite, des présents lui ont été offerts par l’Association les Amis du Livre et les représentants de Vallesse Editions. Parmi ces cadeaux, un très beau portrait de Mamie Madeleine qui l’a énormément touchée. Notons qu’au cours de cette cérémonie, des lycéennes ont déclamé des poèmes sur l’émancipation de la femme, la grande cause de la vie de Madeleine Tchicaya.

Harding M'bra